Jeux d’argent et de hasard sur internet


Les jeux d’argent représentent une énorme manne financière qui ne cesse d’augmenter. Cette augmentation est due notamment aux nouvelles technologies et à l’arrivée des jeux d’argent et de hasard sur internet.  

Les jeux d’argent et de hasard, une énorme manne financière

Très longtemps proscrits par l’État royal et longtemps joués clandestinement, les jeux d’argent et de hasard ont été légalisés en France à la fin du XVIIIe siècle suite à la création de la Loterie royale.

Dès le XIXe siècle, les casinos font leur apparition dans le paysage (décret de 1806) très vite suivi au XXe siècle par le PMU (Pari Mutuel Urbain, en 1931) et la Loterie nationale (en 1933). Depuis, nous les connaissons toujours et ce sont ces trois opérateurs de jeux qui se partagent encore aujourd’hui en France la plus grande part du secteur du jeu de hasard.

De nos jours, il existe en France 197 Casinos. Le produit but qu’ils tirent des jeux (c’est-à-dire les mises moins les gains- PBJ), connaît une baisse constante depuis 2007, passant de 12 milliards d’euros en 2007 à 2,3 en 2012 .

Le PMU de son côté gère les paris d’argent sur les courses hippiques, c’est à dire les courses de chevaux en dehors des hippodromes. Le tiercé, créé en 1954, a augmenté très rapidement, et cela, dès son arrivé le nombre de courses et a renouvelé les paris (quarté, quinté). Ainsi, depuis 2010, le PMU a diversifié son offre de paris en ligne (paris sportifs et poker). Côté chiffres, le PMU (11 800 points de vente) a engrengé 10,4 milliards d’euros en 2013 avec plus de 6 millions de joueurs.

Paris hippiques Quinté + chevaux
Un ticket de PMU

La Française des jeux (FDJ), qui a repris le flambeau de la Loterie nationale après 1976, gère aujourd’hui les jeux de tirage, les paris sportifs, ainsi que les jeux de grattage. La FDJ est une société dont l’État détient plus de 70 % des parts sociales. Son chiffre d’affaires a été de 12,35 milliards d’euros en 2013 (en augmentation de + 1,8 % par rapport à 2012) et la FDJ a recensé parmi ses joueurs 27,1 millions de personnes.
La grande part de l’activité de la FDJ passe par son réseau de détaillants (plus de 34 300 points de vente en 2012). À la fin de l’année 2009, une offre de jeu de hasard en ligne a été ouverte, résultat : en 2012, la FDJ compte déjà plus de 900 000 joueurs réguliers pour uniquement ce secteur.

Les jeux d’argent sur Internet

L’offre des jeux d’argent et de hasard sur Internet est infinie. Environ 1000 sociétés, hébergées dans 80 pays différents offrants plus de 4 000 sites de machines à sous virtuelles, 700 sites de jeux de casino en ligne, 400 de bingo en ligne, plus de 300 de paris sportifs et environ 300 sites de poker en ligne. Ce n’est plus un secret, jouer au craps en ligne par exemple et à la portée de tous depuis l’avènement de ces établissements virtuels.

Plusieurs secteurs ont été concernés par l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne qui a eu lieu 2010 et qui a surtout mis un terme au monopole de la Française des Jeux : les paris sportifs, les paris hippiques et le poker.
En effet, la législation comprend un volet économique, dont le but avoué est de rendre accessible une véritable offre légale encadrée, économiquement viable et « compétitive » par rapport aux différentes offres illégales, ainsi qu’un volet juridique ayant pour objectif de lutter contre les sites illégaux de jeux d’argent et de hasard en tout genre.

Les chiffres des jeux d'argent et de hasard sur internet
CA des différentes jeux d’argent et de hasard en ligne

En 2013, le nombre de comptes de joueurs actifs (en ne comptabilisant que les comptes ayant réalisé au moins une opération de jeu payante au cours de l’année), qui était de 1,7 million en 2012, a augmenté de 14 %. Au début de l’année 2014, 18 opérateurs étaient titulaires de 30 agréments, contre 22 opérateurs pour 33 agréments fin 2012.

Pour information, on s’aperçoit que plus de la moitié (54,4 %) des joueurs en ligne sont inscrits sur des sites de jeux d’argent et de hasard via une offre légale (c’est à dire des sites agréés par l’ARJEL et notamment le site Internet de la Française des Jeux avec sa gamme de jeux de grattage en ligne), 19,1 % exclusivement sur une offre non régulée par l’ARJEL et 26,5 % sur une offre mixte.

Impacts financiers des jeux d’argent et de hasard

Depuis l’avènement des nouveaux supports de jeux ainsi que de nouvelles façons de jouer, les mises des joueurs et leurs dépenses nettes (les mises moins les gains) ont significativement augmenté durant ces dernières années.
En 2012, les taux de retour aux joueurs (pourcentage des mises redistribué aux joueurs – TRJ) représentent environ 65 % du chiffre d’affaires de la FDJ, 76 % pour le PMU et de 85 % à 88 % pour les casinos et 94% pour le jeu en ligne (hors FDJ et PMU). Avec plus d’un joueur sur deux dans l’année, la dépense moyenne en jeux de hasard et d’argent est estimée à 134 € par an et par habitant. Les recettes fiscales des jeux d’argent et de hasard se mesurent quant à elle en milliards d’euros (4,6 milliards en 2005).

En Europe, en 2014, les recettes annuelles du secteur des jeux d’argent et de hasard, en termes de produit brut des jeux (PBJ = mises moins les gains), ont été estimées à 80 milliards d’euros, dont 46 milliards pour les seuls services en ligne, secteur en pleine expansion, qui devrait voir son volume multiplié par deux en cinq ans.

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